Budget
€ min à € max
Surface
m² min à m² max
Pièces
 
Projet53 Immobilier
133 Route de Maromme
76130 Mont-Saint-Aignan


06 70 06 31 01


Tout un début et une fin ! Je vais vous raconter quinze années de ventes d'appartements dans quatre immeubles dans la même copropriété. Ces immeubles, essentiellement composé d'appartements F3, F4, F5. Le plus grand le Sorano sera rasé en Aout 2021. Ces immeubles se situaient à Saint Etienne du Rouvray, commune de la rive Gauche, juste à coté de l'actuel Parc-Expo. Lieu dit le Château Blanc. 

En 1993 la simple évocation de ce nom faisait fuir le commun des mortels et plus encore les agents immobiliers de la place. Etait attaché à ce titre générique, délinquance, traffic divers et population issue de l'immigration. La police avait classé ce secteur en zone rouge ! je ne me rappelle pas les avoir vu y patrouiller une seule fois. Le lieu était très particulier, un grand immeuble le Daniel Sorano, un barre de 150 appartements sur douze étages et trois petits immeubles 12 appartements et enfin une dernière barre de 4 étages de 100 logements. Dans cet ensemble immobilier, une seule entrée, une seule sortie comme une forteresse, c'est peut-être pour cela que le lieu s'est appelé le Château Blanc. 

La première fois que je m'y suis rendu avec un client vendeur, ce dernier avait laissé sa voiture à 5OO m de la copropriété, m'expliquant qu'il y avait des risques de détérioration et de vol. Le ton était donné. D'un naturel un peu trouillard, je n'était pas très à l'aise ! A ma plus grande surprise, j'avais trouvé l'ensemble massif mais très bien entretenu, des massifs de rosiers au pied des entrées, des pelouses bien entretenues et vierges de détritus, des immeubles de bonne facture construit en 1967, structure béton massive et pignons en Pierre. La population de ces immeubles, des profs en retraite, beaucoup de fonctionnaires, des familles issues de l'immigration, majoritairement, très majoritairement propriétaires. En 1993 dans ces ensembles, il n'y avait que peu de locataires.

Mon premier mandat dans le Daniel Sorano, septembre 1994 un F3 que le client vendait pour changer d'air, aucun agent immobilier qu'il avait sollicité, n'avait daigné se déplacer. Ne connaissant ni l'endroit ni sa réputation, j'avais répondu à sa demande de mise en vente. La vente pris quelques semaines du fait de la mauvaise renommée du quartier. Je me souviens l'avoir vendu à un jeune couple 70 000 francs. 

A l'époque on ne trouvait pas de logements aussi bon-marchés. Jugeant que le climat globale de la copropriété n'était pas si dangereux que cela, rappelez vous je suis trouillard, je décidais presque immédiatement de prospecter intensivement l'ensemble, communiquant sur les ventes réalisées mais aussi sur les bien à vendre et proposant même des estimations. Au bout de six mois à force de me voir sur place plus que régulièrement, je devenais quelqu'un de connu des habitants. Il faut dire que j'ai fait du porte à porte en intensif dans ces immeubles.

 J' y ai vu des choses incroyables, je peux vous le certifier. Puis les ventes sont devenues plus que nombreuses, il m'arrivait de vendre trois à quatre appartements par mois en plus des ventes plus classiques. La situation était rêvée, pas de concurrent, ils avaient trop peur de venir et mieux le syndic me renvoyait les vendeurs, un comble enfin non, une aubaine ! Un des clients avec lequel j'ai fait affaire m' avait dit avec humour ce que l'agent immobilier lui avait dit lors de son achat d'appartement de type4 au douzième étage " Ici vous ne vous ennuierez jamais ". Sur le ton un peu narquois il rajouta "Ça c'est certain, dans cette immeuble, je ne me suis jamais ennuyé, c'est la raison pour laquelle je vends....."

Les années ont passé, la copropriété s'est un peu dégradée, je vendais toujours autant mais plus pour de l'habitation principale, pour de l'investissement locatif. C'est à ce moment que j'en ai vendu le plus. La rentabilité faisait rêver, jusqu'à 15%. Beaucoup de banquiers m'en ont acheté. Le conseiller de banque en achetait un , puis me cooptait à son directeur de banque qui lui aussi m'en achetait, qui lui me cooptait à des membres de sa famille ainsi qu'à ces propres clients de banque. 

Le cercle était vertueux, les ventes descendaient en cascade. J'étais devenu incontournable dans la copropriété, connu de tous et plutôt apprécié. Il me suffisait même de rester au pied de l'immeuble dix minutes pour que de potentiels vendeurs puissent venir me demander une estimation ou me donner leurs biens à vendre. A l'époque les dossiers de vente étaient beaucoup moins complexes qu'ils ne le sont aujourd'hui. Les compromis étaient beaucoup plus courts et ne demandaient pas beaucoup d'administratif. Tout allait bien!

Mais les autres agents immobiliers, ayant vent de cela décidèrent d'enfin venir sur la copropriété, je commençais a perdre quelques parts de marché, mais restais tout de même dans une position très confortable.

 Puis la copropriété changea, départ du gardien qui régnait en maître, dégradation des parties communes. De moins en moins de propriétaires occupants, de plus en plus d'incivilité, des boites à lettres cassées, des ascenseurs en panne, des attroupements de jeunes dans les entrées, du traffic en tout genre. La raison; des candidats locataires sélectionnés qui prennent les commandes des lieux, des propriétaires qui ne payent plus leurs charges, les loyers n'étant plus payés. Multiplication de camionnettes au pieds des immeubles, les parterres fleuris détruits, poubelles plus vidées régulièrement. Des signes avant-coureurs...

Voyant cela j'ai rappelé tous les clients avec lesquels j'avais fait affaire par le passé, leur imposant de revendre avant qu'il ne soit trop tard. En leur faisant une promesse, leur trouver d'autres investissements plus pérennes. Il m'ont tous suivi et tous fait de très belles plus-value au passage, ce qui les confortera dans poursuivre l'investissement immobilier avec moi.

Au final les appartements ont tous été achetés par la Mairie et les petits immeubles conservés. J'ai réalisé dans cette copropriété au moins 1/2 du Parc soit un peu plus de 150 ventes et derrière chacune d'elles une histoire et parfois insolite.

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